Histoire érotique cougar : le mot des autres, et ce qu'elle en a fait

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Histoire érotique cougar : le mot des autres, et ce qu'elle en a fait

C'était un dîner chez Nadia, une table de huit, un samedi de la fin septembre. Au dessert, parce que je parlais depuis deux heures avec l'homme assis à ma droite, elle a lancé le mot en riant, assez fort pour que toute la table l'entende : cougar. J'avais cinquante-deux ans, il en avait trente-quatre, et tout le monde a ri, nous compris. Rien de ce que ce mot promettait n'est arrivé — ni la chasse, ni la proie, ni le savoir qu'on transmet à quelqu'un qui n'a rien demandé.

Le mot, au dessert

Nadia organise ses dîners comme d'autres dressent un plan de table de mariage : rien n'y est laissé au hasard, et surtout pas le hasard. Ce samedi-là, nous étions huit autour de la grande table de son salon, des gens qui se connaissaient par deux ou par trois, et elle m'avait placée à côté d'un homme que je n'avais jamais vu. Il s'appelait Samuel et il avait trente-quatre ans — je l'ai su dans les cinq premières minutes, parce qu'il a raconté qu'il venait de fêter son anniversaire sur un chantier, sous la pluie, avec une part de gâteau sous film plastique. Il dessine des jardins pour des communes. Il était séparé depuis un an et il le disait sans en faire une histoire.

Nous avons parlé de jardins, puis de la pluie, puis de la façon dont on recommence une vie à un âge où l'on pensait avoir fini de la construire. Moi à quarante-neuf ans, lui à trente-trois : il a fait le calcul à voix haute et il a trouvé que nous nous étions séparés, chacun de notre côté, à peu près au même moment de nos existences, c'est-à-dire au milieu. J'ai ri de la formule. Je me suis aussi aperçue, vers le fromage, que je n'avais pas adressé la parole à la personne assise à ma gauche.

Au dessert, Nadia s'est penchée par-dessus la tarte aux figues et elle a dit, assez fort pour que toute la table l'entende : « Attention, Claire, on va finir par te traiter de cougar. » Tout le monde a ri. J'ai ri aussi, parce que c'est ce qu'on fait, parce que Nadia m'aime et que le mot, dans sa bouche, était une façon de dire qu'elle était contente pour moi. Samuel a souri poliment, et il a reposé sa cuillère sans rien ajouter.

Ce n'est qu'en rentrant, dans le taxi, que j'ai repris le mot. Cougar. Le puma, le félin qui guette au bord du chemin. Toute histoire cougar, telle qu'on la raconte, commence de la même façon : une chasseuse, une proie qui ne se doute de rien, et entre les deux un savoir que l'une détient et que l'autre reçoit. Le mot suppose que la femme sait et que l'homme découvre. Il suppose surtout que c'est elle qui a décidé. Or je n'avais rien décidé du tout. J'avais parlé de jardins pendant deux heures avec quelqu'un qui m'intéressait, et c'est lui qui avait demandé mon numéro, au moment des manteaux, avec une simplicité qui m'avait désarmée.

Le lendemain matin, j'ai tapé « femme cougar » dans un moteur de recherche, comme on vérifie une définition dont on n'est pas sûre. Les suggestions disaient : âge, définition, origine, équivalent homme. Tout le monde, visiblement, se posait la même question que moi — à qui s'applique ce mot, et qui l'a choisi. J'ai pensé qu'il n'était pas le mien. Qu'il appartenait aux autres, à ceux qui regardent une table de huit et y voient une histoire déjà écrite. Je ne savais pas encore que nous allions passer les semaines suivantes à le défaire, terme par terme.

Trente-quatre ans, et une vie avant moi

Il m'a écrit le mardi. Un message court, sans point d'exclamation, qui proposait un verre dans un café près de chez moi — pas un restaurant, pas un dîner, un verre, ce qui laissait à chacun la possibilité de rentrer au bout de quarante minutes sans que personne ait perdu la face. J'ai apprécié la délicatesse du format avant d'apprécier le message.

Ce qu'on imagine, quand on entend « trente-quatre ans » en face de « cinquante-deux », c'est un homme qui commence. Samuel ne commençait rien. Il avait vécu sept ans avec une femme, il avait acheté un appartement avec elle, il l'avait revendu, il avait appris à dormir seul dans un lit trop large, exactement comme moi. Il avait des habitudes, des opinions arrêtées sur la cuisson des pâtes, une cicatrice au pouce gauche qui datait d'un sécateur, et une façon de poser des questions puis d'attendre vraiment la réponse que j'ai rarement rencontrée chez les hommes de ma génération.

Moi, j'avais vingt ans d'un seul homme derrière moi. Vingt ans d'un seul corps, d'un seul rythme, d'une même manière de se tourner vers l'autre le dimanche matin, puis trois ans seule. Si l'un de nous deux arrivait sans expérience récente de la vie à deux, ce n'était pas lui.

Nous avons bu un verre chacun, puis un café. C'est lui qui a parlé de l'écart d'âge. Il l'a fait sans gravité, presque comme on parle du temps qu'il fera : « Dix-huit ans. Ça te gêne ? » J'ai répondu que ce qui me gênait, ce n'était pas l'écart, c'était le mot de Nadia, et la manière dont il distribuait les rôles avant que nous ayons dit quoi que ce soit. Il a réfléchi, puis il a dit une chose que je n'ai pas oubliée : « Dans ce mot-là, je suis celui à qui il arrive quelque chose. Je ne suis pas sûr d'être d'accord. »

Nous avons parlé de ce qu'on dirait autour de nous, parce qu'on finit toujours par en parler. Sa sœur, à qui il avait raconté le dîner, n'avait posé qu'une question, et ce n'était pas celle de mon âge : elle voulait savoir si j'étais drôle. Deux de mes amies, elles, m'avaient envoyé dans la journée un dessin de félin, chacune de son côté, sans s'être concertées. Le regard des autres arrive toujours avant vous, et il arrive avec son vocabulaire.

Le samedi suivant, il est venu dîner chez moi. Nous avons bu un verre de vin chacun, pas davantage.

Ce que je n'avais montré à personne

Un stimulateur clitoridien Womanizer argenté à embout blanc couché sur le plateau d'une commode en chêne, entre une coupelle de boucles d'oreilles dorées et un linge vert plié, au soleil de fin de journée.
Sur le plateau de la commode, entre la coupelle et un linge plié : l'appareil qu'elle avait acheté seule, trois ans plus tôt, et qu'elle n'avait jamais montré à personne.

Il faut que je raconte d'abord comment un certain objet était entré dans ma vie, parce que c'est lui, bien plus que l'écart d'âge, qui a décidé de la forme de cette soirée.

Six mois après mon divorce, un soir de février, je suis tombée sur un article qui expliquait comment choisir un premier sextoy quand on est une femme et qu'on ne sait pas par où commencer. Je ne savais pas par où commencer. À quarante-neuf ans, je n'avais jamais rien acheté de ce genre : pendant vingt ans, la question ne s'était pas posée, ou plutôt personne ne l'avait posée, ce qui n'est pas la même chose. J'ai passé une heure à comparer, j'ai compris la différence entre une vibration et des ondes de pression d'air, et j'ai fini par commander, dans le rayon des stimulateurs à air pulsé, un appareil argenté de la taille d'une main, avec un embout blanc et onze intensités. Il est arrivé dans un carton neutre. Je l'ai ouvert dans la cuisine, debout, comme on ouvre une facture.

Ce que je n'avais pas prévu, c'est l'attachement. Pas à l'objet lui-même, mais à ce qu'il m'avait appris de moi : le temps qu'il me fallait, l'intensité que je préférais, le fait qu'un réglage bas tenu longtemps me convient mieux qu'un réglage haut atteint trop vite. Trois ans de soirées seules avaient fait de moi la seule experte au monde d'une question très précise, et je n'avais jamais partagé cette expertise avec personne. L'appareil vivait dans le tiroir du haut de ma commode, sous les foulards, à côté d'une pochette en lin gris, et personne — ni Nadia, ni mes amies, ni ma sœur — n'en connaissait l'existence.

Ce samedi-là, après le dîner, nous étions sur le canapé et la conversation avait pris ce tour particulier où l'on parle plus lentement. Il m'a embrassée, ou je l'ai embrassé : j'ai essayé plus tard de me rappeler lequel des deux avait commencé et je n'y suis pas arrivée, ce qui m'a paru la meilleure réponse possible au mot de Nadia. Nous sommes passés dans la chambre. Et là, au moment précis où le scénario de la cougar aurait voulu que je prenne les choses en main, que je dirige, que je montre la voie, j'ai senti l'inverse : une timidité que je n'avais pas prévue. Vingt ans d'un seul homme ne préparent pas au deuxième.

Alors j'ai fait la seule chose qui me ressemblait. J'ai ouvert le tiroir de la commode. Je l'ai fait avant de pouvoir me raisonner, parce que je savais que si je réfléchissais, je ne le ferais pas.

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Personne n'apprend rien à personne

Je l'ai posé sur la commode, entre la coupelle où je laisse mes boucles d'oreilles et le bord du tiroir encore ouvert. Samuel l'a regardé, puis il m'a regardée. Il n'a pas ri, ce que j'avais redouté pendant les trois secondes qu'avait duré mon geste, et il n'a pas non plus pris l'air entendu de quelqu'un qui connaît. Il a dit : « Je ne connais pas ce modèle. »

C'est à ce moment-là que le mot de Nadia s'est défait pour de bon. Dans le récit qu'elle avait écrit pour nous au dessert, c'était moi qui savais et lui qui découvrait. Or ce que je savais ne se transmettait pas : c'était une connaissance de mon propre corps, pas une technique. Et ce que lui savait — la manière d'écouter, de demander, de ne pas tenir pour acquis ce qu'une autre femme avait aimé avant moi — ne se transmettait pas davantage. Personne, dans cette chambre, n'avait de savoir à dispenser à l'autre.

Je lui ai demandé, avec les mots les plus simples que j'ai trouvés, s'il voulait que je lui montre comment je m'en servais, ou s'il préférait qu'on le laisse là. Il a répondu qu'il voulait bien regarder, et puis, après un temps : « Et tu me diras si je dois m'arrêter. »

Je lui ai montré. Non pas comme on fait une démonstration, mais comme on partage une habitude : l'embout qu'on pose sans appuyer, le bouton qu'on presse une fois pour commencer bas, la patience qu'il faut au début. La façon d'utiliser un stimulateur clitoridien tient en une page, et il n'y a rien de plus à savoir que ce qu'elle dit ; tout le reste se trouve chez la personne qui s'en sert, et cette personne, ce soir-là, c'était moi. Samuel regardait mes mains plus que l'appareil. Au bout d'un moment, il a posé les siennes sur mes épaules, puis sur ma nuque, et il m'a demandé à voix basse si c'était bien ainsi. C'était bien ainsi.

Il y a eu, je crois, un instant où j'ai cessé de penser à l'écart, au mot, à la table de huit. Un instant où il n'y avait plus que la lampe, sa respiration contre mon cou et le bruit très doux de l'appareil, qu'on entend à peine et qu'on finit par ne plus entendre du tout. Je ne raconterai pas la suite. Elle nous appartient, et elle ressemblait à ce que font deux adultes quand ils ont décidé ensemble de ne pas se presser.

Le flacon à côté de la lampe

Le flacon de lubrifiant ToKo Aqua de Shunga debout sur une table de chevet la nuit, à côté du pied d'une lampe allumée, une main posée sur un livre rouge fermé qui l'effleure du bout de l'index
La table de nuit, plus tard : la lampe, un livre fermé et le flacon à base d'eau, choisi pour une raison de matériau et pour aucune autre.

Plus tard, la lampe de chevet était la seule lumière de la chambre. Samuel, appuyé sur un coude, examinait le flacon que j'avais sorti du tiroir en même temps que l'appareil et posé à côté du pied de la lampe. Il en lisait l'étiquette avec l'attention qu'il met, je l'ai compris depuis, à lire la composition d'un sac de terreau.

« Pourquoi celui-là ? » Je lui ai expliqué ce que j'avais appris seule, trois ans plus tôt, en lisant tout ce que je trouvais. Qu'un appareil dont la surface est en silicone se marie mal avec un lubrifiant lui-même à base de silicone, qui peut à la longue en altérer la surface. Qu'il faut donc un lubrifiant compatible avec les sextoys, c'est-à-dire à base d'eau. J'avais lu pour cela un comparatif qui tranchait la question du lubrifiant à l'eau ou au silicone en trois paragraphes, et je n'avais plus jamais hésité. Le flacon était là pour une raison de matériau, et pour aucune autre.

Il a ri, il a dit que c'était comme pour ses outils : on ne graisse pas une lame avec n'importe quoi. Puis il a dit une chose plus sérieuse, en reposant le flacon exactement où il l'avait pris. Que dans tout ce qu'on lui avait raconté sur les femmes plus âgées que lui — et on lui en avait raconté, des collègues, des amis, des films —, personne ne lui avait jamais parlé de cela. De la compatibilité d'un matériau. De l'ordre dans lequel on sort les choses d'un tiroir. Des quelques gouttes de lubrifiant à base d'eau qu'on dépose sur le bord de l'embout plutôt que n'importe où.

D'où vient le mot. « Cougar » est le nom anglais du puma. Il est passé dans l'argot nord-américain au tournant des années 2000, puis dans le français courant sans être traduit, pour désigner une femme qui a des relations avec des hommes nettement plus jeunes qu'elle. Le mot la définit par l'âge de ses partenaires, jamais par le sien, et il lui prête toujours le rôle de celle qui guette et qui chasse.

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Nous avons parlé jusqu'à deux heures du matin. De son chantier, de mon travail de traductrice, de la tarte aux figues de Nadia, et de rien de ce que le mot promettait.

Ce qu'on a répondu, la fois suivante

La fois suivante, c'est lui qui est arrivé avec quelque chose dans la poche de son manteau. Une bougie de massage, une boîte ronde de trente millilitres, qu'il avait choisie, m'a-t-il dit, parce qu'il voulait à son tour apporter un objet dont il connaissait l'usage mieux que moi. Il avait lu, comme moi trois ans plus tôt, ce qu'il fallait lire : qu'on l'allume un quart d'heure avant, que la cire fond à basse température et devient une huile tiède, qu'on en verse d'abord quelques gouttes au creux de sa propre main pour en vérifier la chaleur. La façon d'utiliser une bougie de massage tient, elle aussi, en une page. Il l'avait trouvée dans le rayon des bougies de massage.

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Il l'a allumée sur la table de nuit, à côté du flacon, et pendant le quart d'heure d'attente nous avons enfin parlé du mot, vraiment. Je lui ai demandé ce qu'il répondrait si quelqu'un, un jour, le traitait de… je ne savais pas quoi, d'ailleurs. Il n'existe pas de mot pour l'homme de trente-quatre ans qui dîne avec une femme de cinquante-deux. Il a cherché, il n'a pas trouvé non plus. C'est peut-être ce qui m'a le plus frappée de toute cette histoire : l'écart d'âge n'a de nom que dans un sens. Quand c'est la femme la plus âgée, on lui trouve aussitôt un animal.

Puis il a versé la cire tiède au creux de sa main, il l'a tenue un instant pour en juger la chaleur, et il a commencé par mes épaules, sans rien me demander d'autre que de lui dire si c'était trop chaud. Ce n'était pas trop chaud. Si c'était un récit cougar comme ceux qu'on raconte, c'est moi qui aurais tenu la bougie. Il a répondu que la prochaine fois ce serait mon tour, et que l'ordre n'avait aucune importance.

Ce soir-là, nous avons décidé de ce que nous répondrions à Nadia. Pas une protestation, pas un discours : une correction de détail, comme on corrige une date dans un récit qu'on vous raconte de travers. Personne n'a chassé personne. Personne n'a rien appris à l'autre qu'il ne savait déjà sur lui-même. Et le seul objet sorti d'un tiroir était le mien, acheté seule, avec mon argent et ma curiosité, trois ans avant de le connaître.

Au dîner suivant chez Nadia — elle avait évidemment remis Samuel à ma droite —, elle a recommencé au dessert. « Alors, la cougar ? » J'ai répondu que le mot ne m'allait pas, parce qu'il supposait une chasse et qu'il n'y en avait pas eu. Samuel a ajouté, très calmement, qu'il avait demandé mon numéro le premier. La table a ri, et Nadia a levé les deux mains en signe de reddition.

Le mot n'a pas disparu pour autant. Il revient parfois, dans la bouche de gens qui nous voient pour la première fois et qui lisent nos âges avant nos visages. Je ne le corrige plus à chaque fois. J'ai appris qu'un mot qui appartient aux autres peut très bien rester chez eux.

FIN

À lire ensuite

Alvaro Benitez, rédacteur bien-être intime chez Intimae

À propos de l'auteur · Alvaro Benitez

Rédacteur bien-être intime chez Intimae

Alvaro écrit les guides et les récits d'Intimae. Les histoires publiées ici sont des fictions : les personnages et les situations sont inventés, les objets qui y apparaissent sont réels et viennent du catalogue de la boutique.

Envie de choisir votre propre stimulateur ?

Rien de cette histoire ne tient à une marque. Mais trois choses se choisissent à l'avance : la technologie de l'appareil, un lubrifiant compatible avec son matériau, et le nombre de paliers qui permet de commencer bas. Voir le guide d'achat des stimulateurs clitoridiens ou le rayon des stimulateurs à air.

Questions fréquentes

À partir de quel âge parle-t-on de femme cougar ?

Il n'existe aucune définition officielle. Dans l'usage courant, le mot cougar désigne une femme d'une quarantaine d'années ou plus qui a des relations avec un partenaire nettement plus jeune qu'elle, souvent d'une dizaine d'années ou davantage. Le seuil varie selon les personnes qui l'emploient, et c'est révélateur : le mot ne décrit pas la femme elle-même, il décrit l'écart avec ses partenaires, tel que les autres le perçoivent.

D'où vient le mot cougar ?

« Cougar » est le nom anglais du puma. Le terme est passé dans l'argot nord-américain au tournant des années 2000 pour désigner une femme qui fréquente des hommes plus jeunes qu'elle, puis il est entré dans le français courant sans être traduit. L'image du félin n'a rien de neutre : elle prête à la femme le rôle de celle qui guette et qui chasse, et à son partenaire celui de la proie.

Existe-t-il un équivalent masculin du mot cougar ?

Pas d'usage réellement établi. Un homme de cinquante ans qui partage la vie d'une femme de trente-cinq ne reçoit généralement aucun surnom, et son couple passe le plus souvent sans commentaire. Cette asymétrie est le meilleur indice de ce que le mot cougar porte avec lui : ce n'est pas l'écart d'âge qu'il signale, c'est le fait que cet écart aille dans un sens que l'entourage juge inhabituel.

Comment parler d'un écart d'âge avec son partenaire ?

Simplement, et plutôt tôt. Une question directe, du type « est-ce que l'écart te gêne ? », vaut mieux qu'un sous-entendu, et elle ouvre souvent sur ce qui compte vraiment : la façon dont l'entourage réagira, les projets de chacun, les mots que l'on emploiera devant les autres. Parler de l'écart ne revient pas à le justifier. Cela permet surtout de décider à deux de ce qu'il signifie, au lieu de laisser les autres le faire.

Comment présenter un sextoy à un nouveau partenaire ?

En le présentant comme ce qu'il est : un objet qui vous appartient et dont vous connaissez l'usage. Posez la question avant de le sortir, avec des mots simples, et laissez à l'autre la possibilité de dire non sans avoir à se justifier. Montrer comment vous vous en servez n'a rien d'une démonstration technique : c'est partager une habitude. Beaucoup de partenaires découvrent alors qu'ils ont surtout envie de savoir ce qui vous plaît.

Quel lubrifiant utiliser avec un sextoy en silicone ?

Un lubrifiant à base d'eau. Un lubrifiant à base de silicone peut, à la longue, altérer la surface d'un jouet lui-même en silicone. La base eau est compatible avec tous les matériaux et avec les préservatifs en latex, et elle se rince à l'eau claire. Sur un stimulateur à air pulsé, quelques gouttes déposées sur le bord de l'embout suffisent : vérifiez simplement la mention « compatible sextoys » sur l'étiquette.

Comment choisir un premier stimulateur à air pulsé ?

Regardez d'abord trois critères pratiques : l'étanchéité, qui facilite le nettoyage, le nombre de paliers d'intensité, qui permet de commencer bas, et la forme de l'embout, interchangeable ou non. Le prix varie du simple au triple sans que le principe change : des ondes de pression d'air stimulent sans contact direct. Un premier modèle simple, rechargeable et étanche suffit pour savoir ce qui vous convient.